C’est chose faite. Le dépôt de dossier concernant la demande d’appellation d’indication géographique protégée pour la vanille de Tahiti a été réalisé mi-août. Avec seulement 1% de la production mondiale, la vanille de Tahiti entend bien mieux rivaliser avec ses concurrents mondiaux dans un marché de 230 milliards de FCP.
Un projet soutenu depuis 2017
Il aura donc fallu plus de 8 ans pour mener ce projet de demande d’appellation IGP pour la vanille de Tahiti. Les deux porteurs de cette idée, l’Association Interprofessionnelle de la Vanille de Tahiti avec le soutien de l’établissement Vanille de Tahiti, voient l’aboutissement de tout le travail effectué pendant toutes ces années.
A l’identique du monoï, seul produit Tahitien qui bénéficie déjà de ce label européen, la vanille de Tahiti sera mieux protégée. En effet, de nombreux exploitants utilisent fréquemment cette appellation alors que leurs produits n’est pas issu de Polynésie française.
Cette protection devrait favoriser une meilleure exportation d’un produit qui possède un grand potentiel économique pour le pays.
Un atout non négligeable pour conquérir un marché porteur
Le marché mondial de la vanille représente un peu plus de 2500 tonnes de produits chaque année. Bien évidemment, la vanille Bourbon reste le produit phare de ce marché.
La Polynésie française ne contribue qu’à hauteur de 12 tonnes. Pourtant, elle séduit les clients par ses arômes uniques. Une vanille bénéficiant de l’appellation IGP montre toute l’expertise et la qualité des productions de vanille Tahitienne. Tous les métiers contribuant à son exploitation en seront valorisés (transformateurs et préparateurs de la vanille).
Il demeure important de savoir que cette vanille provient bien de Polynésie française.
Des formations à prévoir
Pour accéder à cette appellation, une mise en conformité dictée par un cahier des charges précis doit être mise en place. Ainsi, des formations spécifiques seront dispensées. Bien évidemment, cette démarche reste basée sur le volontariat. Toutefois, les producteurs qui ne souhaiteraient pas suivre ces formations ne pourront pas prétendre à l’appellation IGP pour leur production de vanille.
Dans le même temps, une réorganisationpour l’Etablissement Vanille de Tahiti est à prévoir. Une restructuration de la mission de l’Etablissement nécessite un réajustement, par exemple au niveau effectif.
De la même manière d’autres filières autres que la production de vanille de Tahiti devraient voir le jour d’ici peu comme l’extrait de vanille. Les gousses épuisées vont pouvoir aussi suivre un autre parcours notamment dans la filière agro-alimentaire. Enfin, de la cire de vanille destinée au marché de la cosmétique demeure aussi envisagée parmi ces nouvelles activités.
